ASSOCIATION DE DEFENSE DES CONSOMMATEURS DE SEMAINES EN TEMPS PARTAGE
La Présidente : Mme Chartier 2 place Beaumarchais 38130 Echirolles
Email : a-m.chartier@wanadoo.fr
Internet : www.tempspartage.org
Téléphone : 04 76 40 60 30
Le 27-8-04
Objet : Timeshare
Monsieur le Président Zapatero,
Lorsque vous avez pris les responsabilités politiques de Président
du gouvernement après le 14 mars 2004, beaucoup d'européens, beaucoup
de français, ont pensé que vous alliez tenter de commencer à
mettre un terme à la délinquance financière qui passe par
le tourisme et le TIMESHARE dans votre pays. En effet près de 500 sociétés
de Timeshare ont établi leur siège en Espagne pour escroquer,
tromper, piéger des milliers de touristes européens, et ceci depuis
les années 1970. En Espagne, ces sociétés, anglaises, américaines,
belges, françaises
ont bénéficié jusqu'à
présent d'une impunité qu'elles n'auraient trouvé nulle
part ailleurs. Le juge Garzon a tenté en 2001 et 2002 d'arrêter
ces gens malhonnêtes ; il a apparemment dû faire autre chose rapidement
pour des raisons que nous ne connaissons pas toujours.
L'impunité dont nous parlons n'est pas une invention. Aucun Procureur
du Roi n'a répondu aux plaintes déposées en Espagne par
des centaines et des centaines de touristes. Jamais un Procureur n'a daigné
répondre à quelque lettre que ce soit. Jamais des enquêtes
de police n'ont été menées jusqu'à leur terme. Souvent
elles n'ont même pas été ouvertes. Quelques escrocs ont
été arrêtés puis relâchés très
vite avec des cautions issues de l'argent " volé " aux touristes.
Parfois la police de Madrid nous a demandé des documents, mais on ne
sait pas ce qu'il en est advenu. Un escroc anglais, Palmer, a été
renvoyé en Angleterre
mais combien d'autres courent toujours et
ne seront jamais jugés en Espagne. Car les tromperies et fraudes n'ont
pas diminué, quoiqu'en disent certains.
Nous avons tenté de nous mettre en rapport avec la police de Tenerife.
Nous n'avons jamais eu la moindre réponse. Un procès en cours
à Denia et Valencia avec Madame le juge Alabau Marti, paraît complètement
bloqué depuis 2002.
Tous les vendeurs français qui veulent gagner de l'argent rapidement,
vont en Espagne s'embaucher dans le Timeshare.
Nous avions donc espoir en vous, et nous avons encore espoir. Avons-nous tort
?
Nous sommes contre le Timeshare étant donné ce qu'il est, mais
nous voulons bien jouer le jeu à condition que vous adoptiez des mesures
simples : 1) Que les Procureurs ouvrent des enquêtes après
les plaintes des touristes 2) Que la police enquête effectivement, 3)
Que des procès soient ouverts a) contre ceux qui ne respectent pas la
loi espagnole sur les 10 jours de rétractation possible après
la signature d'un contrat et qui font signer des chèques ou facturettes
de cartes visa pendant ces 10 jours, b) contre ceux qui ont prétendu
revendre les semaines des touristes et qui inventent des prétextes pour
ne pas le faire, ou qui disparaissent tout simplement, 4) Qu'il soit interdit
de demander des frais à payer avant que la revente ne soit effective,
5) qu'il soit interdit de prétendre et d'écrire qu'il faille un
notaire pour revendre et qu'il faille " un certificat de validité
", autrement dit que toute interprétation volontairement erronée
de la loi soit punie comme un délit, 6) Que vous renvoyez auprès
de la police française tous les vendeurs français pris en flagrant
délit de faux. 7) Que vous interdisiez les " Packs Vacances "
(moins de 36 mois) puisqu'ils ne sont couverts par aucune loi.
L'étape suivante serait 1) Le contrôle des prix des ventes des
semaines de Timeshare : pas plus de 3000 euros l'une.2) La publication de tous
les noms des promoteurs agissant en Espagne dans un organisme agrée.
3) La lutte véritable contre les paradis fiscaux.
Vous vous êtes déclaré prêt à réengager
votre pays dans l'Europe afin " d'organiser des collaborations indispensables
". Nous attendons depuis des années une collaboration réelle,
efficace des juges et des polices de l'Espagne, de la France et de l'Europe
sur la question du Timeshare. Devrons nous être récompensé
de notre attente ? Ou devrons nous constater à nouveau que les Procureurs
et les polices sont plutôt acquis au lobby immobilier du Timeshare qu'aux
victimes du Timeshare ?
S'il vous plaît, ne nous dites pas que les choses se sont améliorées
et que le marché du Timeshare s'est assaini ! Il n'en est rien.
Monsieur le Président Zapatero, il ne tient qu'à vous de décider
d'en finir avec cette délinquance financière qui sévit
particulièrement en Espagne. Nous vous le demandons avec force, au nom
des quelques 500 000 victimes en Europe en 30 ans !
En comptant sur vous, Monsieur le Président, nous vous adressons nos
salutations distinguées.
L'ADCSTP
Sr. José Luis Rodríguez Zapatero
Presidente del Gobierno
Complejo de la Moncloa
E-28071 Madrid
Ref.: empresas de tiempo compartido ("Timeshare")
Estimado Sr. Presidente:
Muchos europeos, entre ellos franceses, han celebrado el cambio de Gobierno
en España que se produjo como consecuencia de las decisivas elecciones
generales celebradas el 14 de marzo de 2004.
En efecto, muchos afectados esperan que su Gobierno ponga término a la
delincuencia financiera que se esconde detrás del turismo de masas y
las empresas de tiempo compartido ("Timeshare") en su país.
Más de 500 de estas empresas, de origen inglés, estadounidense,
belga o francés, se han establecido en España desde los años
70 para engañar y robar impunemente a millares de turistas europeos.
El magistrado B. Garzón intentó infructuosamente en 2001 y 2002
atajar estas conductas deshonestas.
La impunidad de estas empresas es la regla, ya que ningún Juez o Fiscal
del Estado ha respondido a las centenares de quejas presentadas en España
por turistas europeos afectados. Las investigaciones policiales nunca han conducido
a un resultado concreto. Solamente en casos excepcionales se ha detenido a alguno
de estos delincuentes, pero siempre han sido puestos inmediatamente en libertad
bajo fianza utilizando el dinero previamente robado a los turistas. A veces
la policía de Madrid nos ha pedido documentos, pero no se nos ha informado
lo que se ha hecho con ellos. Uno de estos delincuentes, de nacionalidad inglesa
y de apellido Palmer, fue expulsado a su país, con lo que se imposibilitó
su procesamiento en España. Contrariamente a lo que algunos dicen, estos
engaños y fraudes no han disminuido en absoluto.
Hemos intentado ponernos en contacto con la policía de Tenerife, siempre
infructuosamente. Un proceso abierto en Denia y Valencia ante la Sra. Juez Alabau
Martí está totalmente bloqueado desde 2002.
Señor Presidente, apelamos a su honradez y la de su Gobierno para que
se impulsen urgentemente las medidas siguientes: 1) Que los Fiscales del Estado
abran las investigaciones oportunas una vez recibidas las quejas de los turistas
engañados. 2) Que la policía dedique efectivos suficientes para
que las investigaciones sean profundas. 3) Que se procese formalmente a las
personas investigadas contra las que se pruebe que no respetan la ley española
que establece los 10 días de retracción posible después
de la firma de un contrato y que obligan a sus clientes a firmar cheques o facturas
de tarjetas de crédito (Visa) durante esos 10 días. 4) Que se
procese igualmente a los que proceden a la reventa de semanas ya comprometidas
con unos turistas a otros y que posteriormente desaparecen. 5) Que se prohíba
la práctica de exigir el pago de gastos por adelantado, antes de que
se haga efectiva la reventa. 6) Que se castigue como delito toda interpretación
dolosamente equivocada de la ley. 7) Que los vendedores franceses detenidos
en flagrante delito sean puestos inmediatamente en manos de la policía
francesa. Y 8) Que se prohíba la práctica de los "paquetes
de vacaciones" de menos de 36 meses, porque no están amparados por
la ley.
Señor Presidente, le sugerimos también la adopción de
ulteriores medidas tales como: 1) Control de los precios de venta de las semanas
de tiempo compartido ("Timeshare"), que no deben exceder de los 3.000
€ por semana. 2) La publicación de todos los nombres de promotores
que actúan en España y que están oficialmente reconocidos.
3) La lucha contra los paraísos fiscales que se instalan en zonas turísticas
españolas.
Señor Presidente: confiamos en que su Gobierno asuma sus responsabilidades
y coopere de manera efectiva con el francés y otros europeos en la represión
de los abusos en torno al tiempo compartido ("Timeshare"), que cuenta
en España con más de 500.000 víctimas europeas en treinta
años.
Le agradezco la atención que pueda dispensar a esta carta y aprovecho
la oportunidad para saludarle muy atentamente.
Asociación para la Defensa de los Consumidores de Semanas de Tiempo
Compartido
ASSOCIATION DE DEFENSE DES CONSOMMATEURS DE SEMAINES
EN TEMPS PARTAGE
Téléphone : 04 76 40 60 30
Objet : Timeshare
Monsieur le Président Zapatero,
Nous vous écrivions le 27 août 2004, soit il y a un an.
Depuis, des groupes mafieux ont été arrêtés en Espagne
dans la région de Malaga en mars dernier Ces groupes pratiquaient, en
plus du blanchiment d'argent et du trafic de drogue, des escroqueries marginalement
dans le timeshare. Mais ils n'ont pas désarmé. Des sociétés
de Malaga continuent leur sale travail d'escroquerie, dans la ville même
où opère le juge anti-mafia, avec la complicité des banques,
entre autres, la BBVA, la BANESTO, la CAIXA.
Au moment où nous vous écrivions, l'ADCSTP et l'APAF VTP, étions
attaqués en justice, pour diffamation ( !!) par la société
malhonnête STRATEGY CONECTION de Tenerife qui bénéficie
de toute évidence de forts soutiens dans la justice et dans l'administration
politique, sans doutes au plus haut niveau. Cette société, qui
prétend revendre les semaines de touristes, et ne revend jamais rien,
a pris un avocat en France contre nous. Elle a été totalement
déboutée et condamnée aux dépens. Elle n'a pas fait
appel. Cela l'aurait-il découragée ? Non pas du tout. Elle continue
de harceler les français, les belges, les suisses, au téléphone
et de tromper les gens, à l'aide d'un avocat véreux nommé
Aznarez. Elle continue sans interruption, et encore ce mois ci, bien que la
police et la justice de Tenerife et d'Espagne soient parfaitement au courant.
ELLE AGIT DONC EN TOUTE IMPUNITE.
Monsieur Zapatero, nous entendons dire autour de nous, par nos victimes, que
pour que de telles choses continuent à se produire, ou bien vous seriez
impuissant, ou bien vous n'auriez pas compris de quoi il s'agit. Qu'en penser
?
Depuis le mois de mai, nous avons recensé, pour notre propre compte,
plus de 35 sociétés qui tentent des escroqueries du timeshare,
dont 80% sont en Espagne.
Nous voudrions vous donner un autre exemple de société tentaculaire
qui agit en Espagne à partir de la France, en relation avec la société
UTC (UNIVERSAL TRAVEL CONCEPT) dirigée par Mme PAMBOUC de Torremolinos.
1)Cette dame a des rabatteurs en France qui proposent des semaines gratuites
pour Majorque, Tenerife, Saint Martin, Marrakech. Le rabatteur français,
PROFIL VOYAGES, 2 passage des entrepreneurs à paris, est lié avec
ID COM dépendance de UTC, à la même adresse à Torremolinos.
ID COM s'est aussi donné une adresse à Paris, 5 rue Léon
Lhermitte.
2)Lors du séjour en semaine dite gratuite les touristes se font harceler
pour acheter du timeshare. Mme Pambouc y fait agir pour son propre compte des
dizaines et des dizaines de sociétés sur la base de fausses informations,
de mensonges, de contrats frauduleux, d'utilisation peu honnête de résidences
auxquelles elle n'est pas affiliée.
La société, dont vous voulons vous parler, qui agit pour le compte
de UTC, s'appelle PRO VOYAGES. Cette société prétend avoir
son siège social au Luxembourg. Elle y a d'ailleurs vraisemblablement
un compte auprès du financier INSINGER de BEAUFORT, tout comme ses homonymes
: ELITES LOISIRS, ALTRES, VACANCES HIVERNALES, HORIZON, toutes affiliées
au groupe CBM, lié avec la société tentaculaire la DORADA
qui agit à partir de la résidence Cala Pi à Majorque, groupe
sur lequel nous aimerions bien avoir des renseignements plus précis que
ceux que nous avons.
PRO VOYAGES est réellement domiciliée à Palma de Majorque
et agit de là. D'ailleurs cette société reconnaît
le droit espagnol en cas de conflit. Elle vend un faux pack vacances de 4 semaines
par an sur 36 mois, donc pour 3 ans, par conséquent il s'agit de timeshare.
Ce faux pack, dit UCP Vacances, provient de UTC ou UNIVERSAL DESIGN PROJECT,
son nouveau nom. Le contrat stipule qu'il ne s'agit pas de timeshare. En raison
de cela même, ce contrat est entaché de nullité. Ce contrat
ne fait donc aucune allusion à la loi espagnole qui régit le timeshare.
En plus il ne donne droit à aucun catalogue, aucun document explicatif
avant 3 mois. Il annonce une série de réductions toutes plus inexistantes
les unes que les autres. Le centre de réservation est RESA DIRECT, encore
une nouvelle appellation de UTC. Le prix est de 3168 euros, sans compter les
frais de réservation, les charges afférentes aux semaines si on
parvient à les avoir.
D'autres sociétés, au service de UTC, vendent ce type de timeshare
en contrepartie d'une soi-disant revente d'une autre semaine de timeshare. Evidemment
la revente n'a jamais lieu.
Mme Pambouc, sans doutes un peu mise sur la touche en Espagne et condamnée
plusieurs fois en France, a déplacé une partie de ses activités
sur le Maroc, où elle fait agir sur place, au moins 3 sociétés
pour lui vendre son timeshare, en utilisant les résidences de RCI sans
y être affiliée.
Avec Sandrine Lootens (VACATION SAVINGS) qui vend exactement le même faux
pack, elle est la seule personne à utiliser des intermédiaires
en Espagne pour camoufler des activités douteuses sous le titre d'Agence
de Voyage. Elle a pignon sur rue ; les justices espagnole et française
la connaissent.
Ce que nous indiquons ici ne représente pas le dixième des activités
malhonnêtes de timeshare en Espagne. Quand, Monsieur Zapatero, ferez vous
cesser cette forme de tourisme fondé sur l'abus de confiance et l'escroquerie
? Quand ? Ne voyez-vous pas que le tourisme en Espagne est sali, et que l'argent
recueilli est placé dans des paradis fiscaux qui n'enrichit que la pègre
? De nombreux touristes français pensent qu'il s'agit là d'une
honte pour l'Espagne. Ne craignez-vous pas ce type de jugements ?
Nous diffuserons cette lettre partout où nous le pourrons.
Recevez, Monsieur le représentant du gouvernement, nos salutations distinguées.